Amortissement économique – définition et usage

Par thomas , le 7 juillet 2021 — 7 minutes de lecture

L’amortissement économique d’un investissement est un concept qui permet de voir l’impression que vous laissera un bien, un service ou de l’équipement. En effet, lorsque vous achetez un bien, il va y avoir une dépense au moment de l’achat et une dépense à plus ou moins long terme : celle liée à son amortissement.

Qu’est-ce que l’amortissement économique ?

L’amortissement économique permet aux entreprises d’éviter que les immobilisations (biens de longue durée) ne soient prises en compte sur leur bilan. Ceci permet aux entreprises d’obtenir un meilleure valeur marchande des immobilisations et donc une meilleure perception du risque par les investisseurs.

L’amortissement économique est calculé en divisant la valeur de l’immobilisation par la durée d’utilisation estimée. Les amortissements sont annuels, dégressifs ou linéaires, selon la méthode utilisée pour calculer l’amortissement. La loi française a prévu que le mode de calcul doit être mentionné au résultat financier afin que les investisseurs puissent comparer et analyser ces différents modes.

Quel est le rôle économique de l’amortissement ?

Le rôle économique de l’amortissement est essentiel. Il permet aux entreprises d’obtenir des avantages en diminuant le coût de leurs immobilisations et en limitant les charges liées à ces immobilisations. L’amortissement correspond au système qui permet aux entreprises d’allouer des dépenses pour la consommation prévisible ou attendue d’un bien durant sa durée utile. Il peut se faire selon 2 modes : amortissement dit ‘dégressif’, et amortissement linéaire.

Le choix du mode dépend notamment du critère économique que l’on retient ; il faut donc analyser si ce critère ne serait pas trop favorable pour un mode, ou trop défavorable pour l’autre. Ce n’est pas une science exacte, mais il faudra tenir compte de certains paramètres tels que les taux, les dates où ouvrir les travaux, le caractère annuel ou non annuel des travaux sur une unité matière…

Comment calculer l’amortissement économique ?

Au début de chaque cycle d’investissement, les entreprises doivent estimer le coût total des immobilisations à utiliser. Ce calcul est appelé amortissement économique. Les amortissements économiques sont déterminés en appliquant un pourcentage sur le montant initialement investi, diminué des réductions occasionnées par la consommation avantages attendus et les réductions dues aux amortissements dérogatoires.

L’amortissement linéaire : Lorsque l’entreprise achète une immobilisation pour une durée utilisation donnée, la période est divisée en années au cours desquelles l’amortissement comptable sera calculé à partir du taux qui a été appliquer initialement (exemple: 10% sur 5 ans).

L’amortissement dégressif : Lorsque l’entreprise achète une immobilisation pour une durée utilisation donnée, la période est divisée en années au cours desquelles l’amortissement comptable sera calculé à partir du taux qui a était appliquer initialement augmentés de 1% (exemple: 11% sur 5 ans).

statistique

Quels sont les différents types d’amortissement ?

Un amortissement est une dépréciation d’une immobilisation. Il permet de faire état de la consommation des éléments patrimoniaux durant leur vie utile qui entraîne un allongement du cycle de production ou un réinvestissement.

Il existe plusieurs types d’amortissements : amortissement linéaire, amortissement dégressif et amortissement fiscal.

L’amortissement linéaire est le type qui donne la même valeur au compte-rendu à chaque échéance annuelle. Pour les immobilisations incorporelles ou les équipements dont le coût est susceptible de variation avec le temps, on applique un taux fixe qui correspond à l’hypothèse que ces types d’immobilisations se consument au même rythme (cet amoindrissement est proportionnel à la durée).

L’amortissement linéaire produit des reports moins importants sur les charges comptables et fiscales car il diminue l’importance du coût initial pour atteindre celui qui correspond aux dépréciations réelles sur la période totale de vie utile (consommation avantages attendus). Lorsque l’entreprise dispose d’un bien en cours, elle peut appliquer ce mode pour prendre en compte sa consommation avantages anticipés.

Avec l’amortissement linéaire dépréciatif, chaque année on retranche une partie du montant initial hors taxe (dotation) affectée à ce type d’immobilisation sans quelle soit remplacée ensuite par une nouvelle allocation supplémentaire ; cette opération permet ensuite aux charges fiscales et comptables successives d’être moindres.

Cet amoindrissement est proportionnel à la durée utilisée (durée utilisation) ; il convient particulièrement pour les biens dont la durée utile est sensible au mode de calcul choisi car son impact sur les charges fiscales et comptables sera plus important quand ce bien sera en fin de vie utile quand il restera encore beaucoup à payer sur son prix total hors taxe (comptable amortissement).

A titre indicatif, si l’immobilisation neuf a étirait sa vie utile sur 20 ans, puisque son prix hors taxes total représente 120 000 € sur 20 ans soit 50 €/mois 10 annuités = 5000 €/annuités 120 000 €/annuit étalement; alors on aurait besoin1 an / 20 ans= 50000€ -5000€*10ans = 4000€ chaque année; cependant si on suit le calcul actuel par mode linéaire dépréciatif dépasse: 1an * 10ans = 10000€ – 5000€*10ans=1000€ chaque année.

Pourquoi on fait un amortissement ?

Les entreprises doivent faire des investissements afin de renouveler leurs immobilisations. Pour ne pas les considérer comme dépenses, elles comptabilisent ces versements comme des amortissements. Ils permettent donc d’anticiper la consommation éventuelle et ainsi d’en calculer une durée utile qui correspond à la différence entre l’achat initial et la valeur nette actuelle de l’actif à son abandon pour destruction ou au cours normal du cycle de vie associé à l’immobilisation.

Des amortissements peuvent être dégressifs ou linéaires. Un taux annuel est appliqué sur une base qui est modifiée en fonction du nombre de jours restant avant que l’amortissement soit comptabilisé (mode linéaire) plutôt qu’à partir d’une base constante (mode dégressif). Ces modes ont étés choisies car ils répondent mieux aux besoins des entreprises afin d’être plus justement imposable selon les impôts locaux, ce qui représente un avantage pour les entreprises potentiellement sensibles aux fluctuations conjoncturelles.

Exemple d’amortissement économique

Les amortissements sont l’ensemble des charges comptabilisées au cours des années et qui correspondent à la dépréciation de l’acquisition en capital. Cette opération est pratiquée afin de répartir équitablement les charges liées à la perte d’une immobilisation sur une période plus longue que celle du bilan. Les amortissements comprennent aussi les dépréciations sur les stocks, les créances clients et autres créances non financières.

Le calcul de l’amortissement est effectuée grâce aux tables correspondantes, selon le type d’amortissement utilisés (ex: dégressif ou lin) mais aussi selon la durée de vie de l’investissement immobilisés (ex: immobilisation, entreprise). Le mode retenu dépendra notamment du type d’immobilisations concernée.

Afin que ce calcul soit parfaitement juste et cohérent pour tous les intervenants concernés on peut prendre comme exemple un article acquis par une entreprise dont elle vise à rembourser en 5 ans, ayant coût 100€ pour mettre service il y a 1 an : le taux annuel sera alors de 10%. Selon le mode retenu il faudra appliquer annuellement 10% soit 10€ ou 0,1 € par jour pour arriver à 100€ au bout d’un an.

Pour conclure, l’amortissement économique est très important. En effet, il permet de calculer le coût d’un investissement et de savoir si celui-ci est rentable ou non. C’est donc un domaine important qui sert à tout le monde.

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